Billet du jour

 
 
 

La bonne durée

 

S’il y a bien une question qui est souvent posée, c’est celle de la bonne durée pour une vidéo.
Entre les dix commandements et les 15 secondes en prime time, il y a un juste milieu.
Plus sérieusement la vraie question est celle liée à l’attention de son spectateur. Combien de temps peut-il être attentif ?

La consultation de vidéo sur mobile donne une bonne indication quant à la réponse. La durée plébiscitée par les internautes sur mobile est de moins de 4 minutes.
Au-delà décrochage possible. Mais bon cela reste une moyenne et cela ne prend pas en compte la qualité du message et son traitement.

Mais tout de même ! Que l’on soit sur un salon professionnel, devant une télé HD, devant son écran à la maison, où dans le métro avec son mobile, 4 minutes c’est bien. N’oublions pas que les perturbations extérieures sont nombreuses et elles risquent de tronquer le propos ou les informations de la vidéo. Plus la vidéo sera longue plus ce risque sera grand.

Il vaut mieux travailler le rythme, les effets qui captent l’attention que de vouloir tout mettre.

Une vidéo de 4 minutes est format qui permet d’aborder un ou deux points clés et d’y répondre « créativement » en maximalisant la mémorisation.

 

Video storytelling

 

La vidéo storytelling peut-elle être un atout en communication interne ? Gadget de com ou pas ?

Le storytelling consiste à raconter une histoire, nous le savons tous, mais quel usage peut en faire la communication interne ?

Pour cela il faut croiser un objectif de communication et son vecteur média.
Autrement dit, étudier chacun des supports à disposition et déterminer celui qui sera le plus performant pour le message et la cible

Si l’on s’arrête sur la vidéo, c’est un média extrêmement puissant à condition que sa forme soit adaptée à l’objectif, à la cible et au message. En plus elle possède un fort taux de mémorisation.
Mais revenons sur la nature même du storytelling. Il immerge la cible dans un récit maitrisé et séquencé qui peut revêtir la forme d’une animation, d’une mise en scène, voire d’une petite fiction. Il fait intervenir un rythme, parfois de l’émotion, mais surtout il permet de capter l’attention en s’arrêtant sur un point, en travaillant la focalisation.

Pour le directeur de la communication, l’usage du storytelling peut être un atout pour accompagner le changement, lui donner du sens, développer une véritable histoire de marque employeur.
En fait les usages sont nombreux.
Ce qui permet de réussir une vidéo de storytelling, c’est construire le message comme une histoire, le « scénariser », afin que la cible puisse se l’approprier, s’y investir.
Cette appropriation est autant fonction de la narration que de la forme de utilisée.
En résumé la vidéo storytelling est loin d’être un gadget de com. Elle donne du souffle à une communication vidéo classique qui souvent place le responsable face caméra ou fait intervenir un propos parfois peu empathique.
Elle ouvre souvent sur une nouvelle approche , celle de la série. Une façon pour l’entreprise de construire un récit en plusieurs étape, sur du moyen terme.

Alors que ce soit sous forme de motion design, ou d’une petite fiction, communiquer reste l’art de raconter une histoire.

 

L’usage du drone

 

L’image aérienne, captée par le drone, envahit progressivement nos écrans : est-ce un effet de mode ou une réelle opportunité pour la réalisation ?

Quel réalisateur n’a pas rêvé un jour de monter dans un hélicoptère pour capturer des images d’en haut ? Avoir une vue d’ensemble pour montrer un décor sous un angle différent ou magnifier un paysage.

Aujourd’hui plus vraiment besoin d’un hélicoptère. Un drone 4k de moins d’un kilo permet d’avoir une accession verticale de plus de 500 m, et une portée de plusieurs kilomètres.
On peut voir çà et là des images magnifiques du mont-blanc, des vignes de Gigondas, des calanques, de son jardin ou d’une belle ville et ses clochers.

Indiscutablement l’image captée par un drone apporte de la liberté, mais pas simplement à 300 m de hauteur.
Un long travelling avant ou arrière à l’intérieur d’un bâtiment suffisamment dégagé, un mouvement latéral dans une rue…
Le drone multiplie pour le réalisateur et son cadreur, les angles possibles, le rythme du plan donc le montage.
Associé avec un stabilisateur, une nacelle 3 axes, on peut imaginer un film entier construit autour d’un plan-séquence ou deux. Des belles réalisations en perspective.